Mali: Demantelement d’un réseau international de trafic de filles-ménagères et de proxénètes...

Mali: Demantelement d’un réseau international de trafic de filles-ménagères et de proxénètes .Un Guinéen serait le cerveau!

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Le commissariat de police du 7ème Arrondissement à sa tête le très respectable Commissaire Principal Alhousseini Ag Souleymane vient de démanteler un réseau international de traite d’humains, d’exploitation sexuelle, de prostitution forcée. L’acte s’est produit dans la matinée du lundi 4 juin 2018 à Sogoniko au mali.
C’est suite à une dénonciation que ledit commissariat a été alerté dans la matinée du lundi 4 juin 2018 à Sogoniko. Et immédiatement, ordre fut donné à la Brigade de Recherche de l’intrépide Mamadou Coulibaly de se mettre en branle. Chose dite, chose faite !
Suite aux premières investigations, un suspect répondant au nom de Lamine Keïta de nationalité Guinéenne fut interpellé. Cet homme serait le cerveau d’un grand réseau de trafic d’êtres humains évoluant à la gare de Sogoniko.
Il dénonça cinq autres suspects lesquels furent aussitôt arrêtés et écroués par les limiers du 7ème arrondissement. Il s’agit de Moussa Moukoro (Burkinabé) Sidi Konaté (Malien), Amadou Coulibaly et Oumar Diakité (tous deux Maliens).
Leurs victimes sont principalement des aide-ménagères communément appelées «52». Selon les informations réçues ,ils les accueillent dès leur arrivée à l’Autogare de Sogoniko. En situation de grande pauvreté et ignorant presque tout de la situation dans la capitale, les pauvres filles sont approchées par les membres des réseaux et immédiatement «prises en charge». Le travail avec hébergement ainsi que les meilleures conditions d’accueil sont egalement proposés aux filles. Selon certains temoignages, elles acceptent pour la plupart des cas ces propositions. Consequence: La grande majorité d’entre elles seraient destinées à l’exploitation sexuelle et à la marchandisation.
D’autres sont confiées à leurs employeurs moyennant 12.500 F CFA par personne. Aussi, une fois au travail, leur salaire est remis aux trafiquants. Signalons que les filles en question seraient recrutées à Bamako en Guinée, en Côte-d’Ivoire, au Burkina-Faso, etc.
Aux dires d’Ami Koné l’une des victimes de ce reseau, âgée de 16 ans venue de Kignan (région de Sikasso) ,un militaire guinéen de la munisma serait egalement impliqué dans ce trafic.Nous y reviendrons!

Bamanan den ( JOURNAL KOJUGU N°065 DU JEUDI 08 JUIN 2018)

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